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EPITANIME 2010 – Fait le bilan calmement

juin 3, 2010

Cher blogue,

Le week-end dernier

J’ai fait 900 kilomètres pour assister à l’un des plus gros rassemblements de gens bizarres de France;

le bizutage de niki pour sa première nocturne, ou pas

J’ai chanté crié des génériques de dessins animés chinois et même qu’ils ont passé aucune des chansons que j’ai demandé et que j’avais plus de voix à la fin JIBUN WOOOOOO;

J’ai assisté a des tas de représentations animesque, jeux, danses et quizz organisés par des associations du feu de dieu qui donnent de leur personne pour nous faire passer un moment agréable;

J’ai dormi environ 3h en 70h ;

J’ai joué a des jeux-vidéos auxquels je n’avais pas joué depuis bien 12 ans qui datent de l’époque ou les JV possédaient une âme et ne courraient pas après le photoréalisme;

J’ai assisté à la conférence de l’invité d’honneur Noizi Ito sensei, qui a mon grand désarroi m’en aura finalement très peu appris sur ce fantastique métier qu’est celui de dessinateur de jeux pour adultes;

Mais surtout, j’ai rencontré en chair et en os une bande de gars super sympas avec qui je discute déjà depuis un sacré bout de temps sur l’INTRA-NETTO et sur l’irc, un grand merci à eux, ils se reconnaitront.

Bonus: le loot, parce que je ne suis tout de même pas revenu les mains vides.

  • Coffret collector Koukaku Kidoutai Sorido Suteto Sosaity contenant un storyboard, des croquis, interviews, reportages, documents sur l’univers vaste et profond de GITS, une OST signée Yoko Kanno, et en cadeau bonus un joli spoiler de la fin de Stand Alone Complex 2nd GIG que je suis en train de regarder;
  • Studio Ghibli Classics Volume II par l’ensemble piano de Carl Orrje contenant des tas de pistes mythiques de mes films d’animation préférés comme Omohide Poroporo, Mimi wo Sumaseba, Umi ga Kikoeru et Gedo Senki, gracieusement offerte par l’association Thalie.

Alors, c’était pas mal pour une première fois non? Et si c’était à refaire? Why not!

En attendant un prochain billet, je vous redirige sur quelques articles qui parlent

du même évènement

mais avec beaucoup plus de détails et de passion!

Etat des Lieux – Investissement de la cellule 2-6 de la maison de correction de Shio, 1955

mai 18, 2010

Salut! (Vous trouvez pas qu’il fait trop New York Unité Spéciale ce titre d’article?)

Maintenant que les formalités d’usage sont faites, que vous êtes familier avec mon fief et qu’on peut se tutoyer, on va désormais pouvoir entrer dans le lard du sujet. Cet article est un savant mélange d’ego blogging et de critique anime donc si vous êtes venus uniquement pour voir la seconde partie, il vous suffira de sauter quelques paragraphes.

Pour ne rien vous cacher j’en suis encore au stade de recherche de:

  1. une ligne éditoriale susceptible de vous intéresser;
  2. un rythme de croisière qui s’échelonnera surement de quelques heures (les jours de grosses passion ou j’aurais envie de tapoter comme un dingue) à quelques mois (les jours où j’aurais finalement récupéré une vraie vie et une occupation professionnelle au passage).

Étant donné que je n’ai toujours pas accompli cette difficile quête, j’ai décidé d’utiliser mon blog comme mon dépositaire de pensées, un pensarium quoi (laissez tomber, j’ai déjà breveté l’expression), et donc d’écrire un peu ce qui me passe par la tête et ce que j’ai envie de dire, de crier à mes semblables passionnés comme moi de chinoiseries. J’aime beaucoup cette idée d’écrire ce que bon me semble puisque ça évite les articles du genre un peu trop formatés, carrés et informatifs, qui essaient de fournir un travail quasi-professionnel. Ce n’est pas vraiment ce dont j’ai envie, j’aimerais plutôt un endroit un peu plus intimiste et personnel, et c’est bien la raison pour laquelle mon blog est érigé en l’honneur de la plus merveilleuse et chaleureuse résidence de tout le paysage animesque, j’ai nommé la résidence rayons de soleil bien entendu. Je vais vous parler d’un sentiment/ressenti/réaction biochimique étrange que vous connaissez sans doute déjà si vous êtes un blogger confirmé, mais j’ai l’impression que, comme l’appétit vient en mangeant, l’envie d’écrire et les idées viennent en écrivant. Et oui c’est comme ça. *pointe du doigt* tu en as le pouvoir toi aussi. C’est merveilleux puisque cela va me permettre de faire un peu ce que je veux tout en restant moi-même, avant tout mon but n’est pas de copier ni de m’inspirer d’autres personnes, comme un certain niki basara qui pompe grassement et sans vergogne le style et les blagues de gohjiro et qui ne s’en cache même pas ! Mon but est d’être moi.

-Et si on t’aime pas?

Moi non plus je ne t’aime pas! Et puis ta venue ici ne me fera pas gagner un centime donc que tu viennes ou pas, j’ai envie de dire je m’en fout comme de l’an quarante! (je pense que c’est important de mépriser ses lecteurs, d’entretenir une relation du genre qui aime bien chatie bien, je suis pas a vos pieds je suis un rebelz et je m’en fout si j’écris que pour les bots google et que mes seuls commentaires sont des spams de sites de viagra ukrainiens)

Hé revenez! Je suis une tsoune délé.

tenez, une image de CODE GREASE. [...] désolé, il fallait que je la fasse.

Bon ça devient un peu n’importe quoi, c’est pas tout mais et mon blog dans l’histoire? Pourquoi mon blog il est tout paisible et calme avec en header une jeune fille toute mignonne en train d’apprécier une brise légère sur son visage alors que je m’apprête à parler d’une série pour hardcore motherfucker rempli de gros dégueulasses pédophiles qui tirent des tronches ignobles, un show interdit au moins de 18 ans qui inscrit à chaque début d’épisode un message “ATTENTION le truc que vous allez voir peut heurter la sensibilité des plus jeunes.” ?

on vous avait prévenu, c'est pas pour les lopettes, l'anime est très explicite et les blessures sont à la limite du supportable, j'ai détourné le regard plusieurs fois, sans déconner quoi.

Je vous aurais menti sur la marchandise? Hola du calme, la réponse est simple et je vais vous l’expliquer, j’aime de tout moi aussi monsieur, voilà(cet article, il était tellement indigeste et m’a tellement fait mal aux fesses que j’ai décidé de m’abstenir de tout commentaire et ne pas féliciter son auteur. Même si, dans le fond, je suis d’accord avec lui sur le principe :p )

Si je dis ça c’est un peu un moyen de me présenter tout au long de cet article, chaire fraîche de newbish qui vient de créer son blog qui n’intéresse personne a part 3 pelos. (non non et non, j’apprécie ton soutien, tu es gentil de me dire que ce n’est pas vrai et que ça intéresse plein de monde, mais les statistiques ne mentent pas, elles). En train de se triturer la tête pour trouver un moyen de se forger un lectorat du feu de dieu qui va atomiser toute la concurrence de la blogosphère mondiale.

Enfin bref je suis en faveur de l’athlétisme quoi, j’aime de tout et de tout les horizons différents, mes seules limites restant:

En l’occurence, j’aime Rainbow. De son vrai nom Rainbow – Nisha Rokubo no Shichinin, en français cela donne: L’arc-en-ciel des 7 mecs de la chambre 6. Oui c’est super marrant on dirait un titre de film porno gay blablabla allez c’est bon on a bien rigolé maintenant CHUT. On est pas la pour plaisanter, c’est très sérieux.

En effet, Rainbow, c’est un peu le plus grand drame humain du vingt-et-unième siècle, le pinacle des docu-fictions qui rendent compte de la condition de la vie humaine en milieu carcéral, une œuvre faite pour sensibiliser toute une jeune génération qui pensaient regarder un bête dessin animé mais qui vont en fait se prendre une baffe monumentale digne de La Liste de Schindler. Une oeuvre accomplie déstinée a la postérité et qui doit se transmettre de génération en génération jusqu’a la nuit des temps, pour ne jamais oublier le calvaire qu’ont enduré ces prisonniers de leur destin tragique et qui se sont battus pour faire du Japon moderne ce qu’il est aujourd’hui.

Vous avez lu tout le paragraphe et vous m’avez cru? OH MON DIEU comme vous êtes stupides, excusez moi mais la ça craint, croire qu’un dessin animé chinois est capable de telles choses faut vraiment avoir un grain. *rires* Non. en fait, Rainbow, ça ressemble plutôt à ce nanar japonais que j’ai vu y’a deux jours la, Kurozu Zero. Une histoire de poing avant tout.

en exclu les lyrics de l'opening: AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAHHHHHHH

C’est donc l’un des deux gros morceaux produits par Madhouse Studio ce mois-ci, et visiblement pas celui vers lequel tout les moyens et le temps de l’équipe sont tournés étant donné le nombre assez hallucinant de procédé “cache-misère” dont fait usage l’anime, comme des plans fixes, des cadrages qui se barrent n’importe comment quand ça devient trop psychologiquement hardcore des ralentis et des effets crayonnés trop classes à la Ashita no Joe. Impression qui se confirme en voyant à côté le dernier travail de Yuasa, The Tatami Galaxy, qui bouge divinement bien à côté.

Il faut que je vous parle en premier lieu des musiques. Pas de la musique d’intro screamo infecte non, les BGM. C’est énooooorme. Les musiques de Rainbow sont placées sous le signe de la solitude, ainsi on peut avoir la chance d’écouter des morceaux plutôt calmes qui font assez cowboy nostalgique perdu dans le far west, j’ai même été étonné de ne pas entendre d’harmonica dans la bande son, alors que cet instrument aurait carrément eu sa place dans un tel environnement. Non, ici il faut plus s’imaginer un cowboy en train de jouer de guitare. Mais sa guitare est un peu rock’n'roll parce qu’à certains moments attention ça déménage! Il branche sa guitare sur son ampli 500 watts et c’est parti pour des riffs de hard rock de malade mentaux frénétiques, des fanfares de clarinettes et des montées en puissance épiques tout simplement joui-ssives. En général, ça survient quand un type est sur le point de se faire dévisser la tête par le héros de la série Anchan, quand un pompier sauve un chat perché sur un arbre avec sa grande échelle, ou quand le cowboy se délie des cordes qui le maintenaient fermement attaché aux rails sur lesquels circulait à vitesse grand V une locomotive à vapeur qui allait lui infliger une mort rapide et certaine mais le cowboy s’en sort in extremis en se délivrant juste a temps tout en évitant les balles de ses assaillants s’étant mis a sa poursuite après s’être rendu compte que leur plan avait été anéanti par la ruse et le courage de notre fier cowboy. Enfin vous voyez ce que je veux dire. Non? Tant pis.

le visage pensif d'un héros qui vient de dézinguer la gueule de quatre ou cinq mecs en même temps à mains nues, normal quoi.

Je parlais bien évidemment d’actes héroïques, faisant intervenir les valeurs et les instincts les plus virils qui soient, le courage, le défi, la fierté, l’honneur, on nage dans un espèce de pot pourri de tout ça, c’est très over the top en fin de compte. Assez ridicule oui, mais la sauce prend quand même. L’anime joue en fait énormément sur le concept de la bromance. Ca y’est, les râleurs, “ouais t’utilises des mots qu’on connait même pas, y’en a marre des private joke en plus tu parles dans un langage a moitié franglais pour te la péter mais c’est plus ridicule qu’autre chose”.  Et oui d’accord mais je suis vraiment désolé, je n’arrive pas a trouver une traduction française qui exprimerait mieux que ça le leitmotiv de la série. Romance fraternelle? Ca c’est vraiment PD. Romance d’homme? Vraiment PD, et hors-sujet, et de toute façon c’est même pas des hommes: ils ont tous la quinzaine d’année à tout péter et même pas de poils pubiens. Oui je sais ça fait un choc quand on voit leurs têtes de vétérans du Vietnam. Je disais donc, la bromance. Un concept qui peut se résumer a une espèce de symbiose entre deux individus mâles, cela peut être un lien de mentor à élève, de rival à rival, de n’importe quoi du moment que les deux êtres sont liés par le corps et l’esprit, sont capable de lire dans les pensées de son alter ego, sont préparés à se sacrifier l’un pour l’autre, a tout donner pour le supporter, le motiver. Qu’ils le montrent expressément ou que la fierté leur en empêche de le faire, ce n’est pas un problème, au contraire ça permet de pimenter encore plus leur relation et de la rendre plus engageante pour nous, spectateurs.

personne n'en n'a chié autant que ce type sur terre. même pas Caliméro

On peut citer de fameux exemples de bromance tirés de mangasses: Hojo et Chiaki dans Sanctuary, Guts et Griffith dans Berserk , Simon et Kamina dans Tengen Toppa Gurren Lagann. Dans Rainbow, ça serait plutôt: Sakuragi Rokurouta et… les 6 autres tantouzes anti-charismatiques dont on à même oublié les noms. Et c’est bien la où le bât blesse, jusqu’ici il n’y a aucun effort pour donner un semblant d’individualité au groupe, on dirait véritablement que les 6 autres ne forment qu’une seule et unique personne, ils bougent tous en même temps, pensent exactement la même chose, disent les mêmes phrases, acquiescent au même instant, c’est limite s’ils chient pas tous dans le même WC simultanément.

ces braves toutous remuent la queue lorsqu'ils voient leur maître, regardez leurs postures, comme ils se précipitent. LOL.

Ils s’envoient bien quelques vannes par ci par là mais c’est malheureusement bien trop maigre pour qu’on puisse y croire, ça ne sonne jamais naturel, leur amitié n’est pas palpable, et pour cause TOUTE la partie découverte des personnages entre eux et tissage de liens a été tout simplement… zappée. Purement et simplement. L’auteur a jugé inutile de raconter comment un lien aussi puissant a pu naître entre ces braves garçons et a utilisé la solution de la facilité en les présentant tel quels et déjà acquis. On fait dans la demi-mesure et on ne décèle aucune subtilité ni aucune nuance dans l’altruisme, qui est livré pur a 100%. C’est bien dommage d’autant plus que c’est l’enjeu de l’anime et c’est ce lien qui va leur permettre d’affronter toutes les épreuves ultimes qui les attendent. Rainbow laisse également une impression de “chacun son tour” très désagréable lorsque l’auteur veut mettre en lumières tel ou tel personnage. Développer l’histoire de 7 personnages principaux était un défi ardu a relever, qui n’était sans doute pas à la portée de mr George Abe, créateur de cette histoire.

unis comme les 7 doigts de la main

“Moi je m’en fout si tu t’en prends a moi, mais si tu t’en prends a mes amis, TU VAS ME LE PAYER CHER VAURIEN!!!!” Rainbow tire les ficelles les plus vieilles du monde de long en large, et c’est ça qui est bon. Toute l’essence de graine de champion combative et persévérante qui croît en le pouvoir de l’amitié y est, alors pourquoi ce manga est-il classé en tant que seinen et non pas rangé avec les mangas pour morveux de 12 ans? Parce que c’est plus dark et plus DEEP, pour mon plus grand bonheur, car j’adore les histoires sombres et matures pour les gens matures comme moi. Ici ça parle de violence, de viol, de harcèlement psychologique, de suicide, d’attouchements et bien plus encore, bref ce n’est ni la croisière s’amuse ni les tortues ninja si vous voyez ce que je veux dire.

le véritable message d'avertissement au début de l'épisode

Dans Rainbow, il y’a des gentils vraiment gentils et des méchants vraiment très très méchants. Le gardien de prison Ishihara par exemple, il est tellement comique qu’ils ont intérêt à lui avoir insufflé un background de folie furieuse et un alibi en béton armé parce que tel qu’il est maintenant, je risque d’avoir énormément de mal a avaler que ce soit juste un pauvre petit orphelin a qui on a retiré sa tétine quand il était petit. S’il vous plaît, non, quoi.

moshi moshi?

En résumé, on obtient un anime

  1. qui ne tient pas du tout ses promesses initiales mais qui puise ses qualités dans des ressources inespérées et innatendues
  2. qui utilise des ficelles vues et revues mais pourtant efficaces a 90% du temps
  3. dont la qualité intrinsèque est pitoyable voire quasi-nulle.
  4. qui est quand même doté de petites bonnes idées plus ou moins appréciables (la boulette de riz ensanglantée de l’épisode 6)

Et donc, c’est pour ça que j’aime bien cet anime et que je vous recommande d’y jeter un œil, parce que même si c’est loin d’être le top du moment, c’est une série qui parvient à faire le fondamental: fidéliser et donner l’envie de regarder la suite des aventures. C’est un divertissement honorable, à condition de faire un minimum d’effort pour y rentrer, parce qu’il n’est tout simplement pas assez crédible pour le prendre au premier degré.

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*regarde son manuel du parfait petit blogger: LES BLOGS POUR LES NULS*

- utilisation des hyperliens pour intéragir avec la communauté:  check
- utilisation des zimages parce que les lecteurs de blogs sont pire que des bébés et ne supportent pas les livres sans zimages: check
- utilisation des légendes burlesques sous les images pour provoquer l’hilarité chez le lecteur et ainsi pallier a son profond ennui comme le fait si bien le merveilleux site jeuxvideo.com: check (une telle vanne a du leur prendre une nuit entière de brainstorming)

Mon article touche donc à sa fin, je vous dis: à la prochaine!

Pendons la crémaillère!

mai 10, 2010

Hola!

Surprise! Peu importe comment vous avez atterri ici, vous êtes désormais sur mon nouvel espace perso tout neuf, j’espère qu’il vous plaira et que vous y passerez un bon moment. N’oubliez pas d’enlever vos chaussures à l’entrée et installez vous confortablement!


Les résidentes d'Hidamarisou vous souhaitent la bienvenue chez elles!

A très bientôt!

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